L'univers des cosmétiques

Les huiles minérales sont-elles bonnes pour ma peau ?

Tout comme pour l’alimentation il y a le « bon gras » (les omégas 3, 6, 9 par ex.) et le « mauvais gras » (les acides gras saturés et trans-), pour la peau il y a des lipides qui rendent la peau plus belle, plus souple, plus confortable et d’autres qui font tout le contraire. Les huiles minérales sont très très largement utilisées en cosmétique (soin et maquillage). Pour quels bénéfices ?

Les huiles minérales qu’est-ce que c’est ?

Les huiles minérales sont extraites à l’aide de solvants très nocifs à partir du pétrole et sont composées de chaînes carbonées, sans aucune molécule d’oxygène (c’est important). Contrairement à ce que leur nom pourrait laisser penser, elles ne contiennent pas de minéraux ou substance nutritive. Ce sont des matières inertes.

Dans quel produit les trouve-t-on ?

Partout ! mais surtout en (para)pharmacie et en maquillage. Elles sont utilisées quasi-systématiquement pour les baumes lèvres, le maquillage (rouges à lèvres, bases de maquillage, fonds de teint, poudres et fards), les produits pour les cheveux, et dans la plupart des « préparations pharmaceutiques » à destination des peaux très sèches, squameuses ou eczémateuses.
Ce sont des ingrédients classiques en dermo-cosmétique officinale, utilisés depuis les débuts de la formulation en officine comme excipient de base. Il existe d’ailleurs à destination des laboratoires de dermo-cosmétique, beaucoup de pommades prêtes à l’emploi à base d’huile minérale, dans lesquelles il suffit d’ajouter quelques ingrédients et/ou actifs pour avoir un produit prêt à la vente.
Mais on les trouve aussi souvent, trop souvent, en cosmétique conventionnelle, dans des produits bon marché comme dans des produits vendus très (trop ?) chers.

Comment les repérer ?

Dans l’INCI, cherchez les noms suivants : Paraffinum liquidum – Paraffin – Petrolatum – Cera microcristallina – Synthetic wax – Ceresin – Polyisobutene – Isododecane – Isohexadecane – Ozokerite

Quel intérêt pour les fabriquants ?

Ces sont des huiles stables. Contrairement à une huile végétale qui est sensible à l’oxydation, l’huile minérale ne rancit jamais, puisqu’elle est inerte et ne contient pas d’acides gras ni de vitamines. Elle permet ainsi l’élaboration de produits très stables dans le temps, sans avoir besoin d’antioxydants.

Ces sont des huiles très bon marché. Ce sont les moins chères de tous les corps gras, étant souvent issues des déchets de l’industrie pétrolière. A titre de comparaison, une huile végétale basique, non bio, coûte environ 10 fois plus cher.
Ce sont des huiles occlusives. Elles permettent d’isoler le support concerné (peau, cheveu) de l’air et de l’humidité. Elles sont donc hydratantes (en théorie) par effet indirect, puisqu’elles vont empêcher l’évaporation de l’eau. On les retrouve ainsi dans beaucoup de préparations pharmaceutiques destinées aux peaux très sèches, squameuses ou eczémateuses.
Ces sont des huiles hypoallergéniques. Elle n’interagissent pas avec la peau et limitent le risque de réaction cutanée, d’où leur usage répandu en pharmacie.

Quel intérêt pour votre peau ?

Si vous n’avez pas une peau eczémateuse ou sujette à psoriasis chronique, aucun ! Et encore, pour ces peaux-là, il y a beaucoup mieux chez les végétaux.
Elles ne sont pas biocompatibles (assimilables par la peau). Les huiles minérales ne peuvent pas être absorbées par la peau car elles sont composées de chaînes d’hydrocarbures sans atomes d’oxygène qui ne peuvent être métabolisées par l’organisme. C’est un ingrédient « inerte ».

Elles étouffent la peau. Elles restent à la surface de la peau sans pénétrer. Ce faisant, elles piègent les toxines et les déchets et bouchent les pores. La sécrétion de sueur est empêchée et la respiration naturelle de la peau entravée. Or la peau est l’un des 5 émonctoires principaux de l’organisme (= organe chargé de traiter et d’évacuer les déchets) et il est donc fondamental de laisser la peau respirer. Ceci est très vrai dans les produits de maquillage du teint où elles causent souvent des boutons, mais aussi dans les produits capillaires qui vont causer des folliculites et contrecarrer l’écoulement du sébum sur les longueurs, d’où une sécheresse accrue des cheveux malgré un apport conséquent de gras via ces pommades à l’huile minérale.
Elles … déshydratent ! La trop grande occlusivité de ces huiles conduit à dissoudre le ciment intercellulaire et entraine une … déshydratation ! Elles humectent la peau au départ mais le manque physiologique de céramides (nécessaires à l’hydratation) n’étant pas compensé, la peau finit par se déshydrater.
Elles sont en conclusion particulièrement adaptées pour … polir le plancher, fabriquer des bougies, huiles de graissage, lubrifier le moteur de votre voiture, etc.

Les Soins LODESSE n’utilisent que des huiles et autres lipides exclusivement d’origine végétale et parfaitement biocompatibles (donc assimilables par votre peau). Notre association lipidique brevetée reconstruit une barrière cutanée respirante et non occlusive, apporte des céramides végétales nécessaires à une parfaite hydratation et restaure l’équilibre lipidique.

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Les huiles essentielles dans les cosmétiques

L’aromathérapie est à la mode depuis maintenant un certain nombre d’années et avec le développement exponentiel de la cosmétique bio, on trouve maintenant des huiles essentielles partout : crèmes, gels douche, shampoings, bougies, lessive, etc. A quoi servent-elles ? Sont-elles utiles ? Sans risques ?

Qu’est-ce qu’une huile essentielle ?

Les huiles essentielles sont les composés aromatiques de plantes, obtenues après distillation en règle générale. Certaines plantes n’ont pas de molécules aromatiques (le bleuet par exemple) et l’on ne pourra donc pas en extraire d’huile essentielle. Elles reprennent les informations de la plante.

Chaque huile essentielle peut contenir entre 10 et 250 composants dont nombre nous sont encore inconnus, ce qui explique la polyvalence de leur champ d’action et l’action synergique de leurs composants.

Les propriétés des huiles essentielles

Elles ont un pouvoir important d’action sur le terrain et peuvent pénétrer dans l’organisme soit par ingestion soit directement à partir de la peau.

De nombreuses huiles essentielles ont de très bonnes propriétés antibactériennes, antivirales et antifongiques, pouvant agir sur de nombreux germes. Elles sont donc utilisées dans les cosmétiques et produits de soin à titre de conservateur naturel. Ce sont également des substances odorantes puissantes et elles viennent parfumer ces mêmes produits. Enfin, elles sont utilisées pour leurs propriétés thérapeutiques : calmantes, circulatoires, stimulantes, etc.

Huiles essentielles et cosmétiques : un bon mélange ?

Le problème est qu’un nombre croissant de personnes se déclare intolérant aux huiles essentielles ou du moins à certaines substances présentes dans les produits quotidiens, notamment les cosmétiques.

Les huiles essentielles sont en effet des ingrédients puissants et « naturel » ne veut pour autant pas dire dénué de toxicité. Un certain nombre d’entre elles peuvent être allergisantes, irritantes, photosensibilisantes ou abortives. La principale crainte à leur égard est leur potentiel allergène et rares sont celles que l’on peut appliquer pures sur la peau sans avoir de souci.

Quasiment toutes les huiles essentielles contiennent un ou plusieurs des 26 allergènes répertoriés, et parfois dans des quantités importantes. Cependant, les huiles essentielles sont aussi et surtout des complexes de molécules, qui agissent en synergie. Les études menées par de grandes marques de cosmétiques naturels semblent montrer que les personnes peuvent être allergiques aux composés pris isolément mais pas à l’huile essentielle complète. A suivre …

A priori, les huiles essentielles ne posent aucun problème si elles sont soigneusement et correctement dosées et de qualité irréprochable. La législation européenne autorise jusqu’à 3 % d’H.E dans un produit, ce qui reste relativement élevé. Mais ce n’est pas nécessairement la quantité incorporée dans chaque produit qui pose problème, c’est la multiplication de l’exposition aux huiles essentielles à travers de nombreux produits qui finit par rendre les personnes sensibles.

Ici comme souvent, tout est donc question de dosage, de qualité et de fréquence.

Lodesse a fait le choix de ne pas en utiliser dans la formulation de ses baumes qui ne sont pas parfumés, ni conservés. Ce qui en fait des produits très doux et très efficaces pour nourrir la peau. A chacun d’en rajouter s’il le souhaite !

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In INCI Veritas

Par Florence CRAVERO-AUGÉ. 

 

 

Je ne suis pas médecin, je ne travaille pas dans le monde de la beauté et rien ne me prédestinait au bouleversement cosmétique qui m’a frappée. J’avais toujours été à la recherche de la dernière nouveauté, avide de découverte, de proposition de nouveaux produits. Plus je mettais de produits sur ma peau, plus cela me procurait un sentiment de confiance et de féminité. Jusqu’au jour où, alors que je croyais être une consommatrice avertie, ma peau s’est brutalement rebellée : photosensibilisation, démangeaison, acné, eczéma. J’enchaînais les consultations chez le dermatologue et la cortisone, sans grand résultat …

De gros problèmes de santé survinrent à la suite. Je ne comprenais toujours pas et, c’est dans le cadre d’échanges avec des clients travaillant dans le secteur biologique que ces derniers m’ont dit : “Est-ce que vous vous êtes interrogée sur ce que vous appliquez sur votre peau ?”…

C’est à ce moment que j’ai commencé à véritablement changer et ne plus subir ce diktat médiatique et marketing : j’avais basculé. J’étais devenue une cosméto-sceptique ! Dans une rage nouvelle de comprendre, j’ai voulu faire moi-même mes préparations “cosmétiques maisons”. J’étais plus rassurée, je pouvais adapter les actifs. Cela a duré 2 ans. Mais ma peau a encore fait des réactions (aux huiles essentielles). Le “home made”, j’en ai découvert les contraintes : trop de temps, problèmes de conservation, germes et moisissures …

Je devais donc revenir aux produits du commerce mais de manière avisée, en apprenant à décrypter les INCI.

INCI, kesako ?

Sur une étiquette minuscule est écrit l’INCI (prononcer « inki ») pour International Nomenclature of Cosmetic Ingredients, en clair ce que nous pouvons trouver à l’intérieur des petits pots et autres tubes cosmétiques. Il s’agit des noms des composants en latin (pour les extraits de plantes – par exemple, Prunus armeniaca, c’est l’extrait d’abricot) ou en anglais (pour les noms des molécules – par exemple sodium hydroxyde, pour la soude), indiquant la liste de l’élément le plus présent en premier lieu, jusqu’à l’élément le plus dilué en dernière place.

J’ai appris à identifier les principaux ingrédients et je vais vous donner quelques clés pour vous aider à décrypter très rapidement. Vous verrez, pas besoin d’être biologiste ni chimiste, quelques notions suffisent pour comprendre.

Le premier ingrédient est souvent de l’eau (“aqua” ou “purified water” ou “water”) dans les cosmétiques conventionnels (ceux qui vous vendent bien du rêve avec de belles photos).

Du rêve vendu partout à l’unisson : hypermarchés, parapharmacies, parfumeries ! Mesdames on vous veut du bien… vous faire rêver… mais surtout que vous ne sachiez pas que c’est avec du pétrole qu’on prétend vous soigner et vous embellir.

Les silicones

Ils sont très souvent utilisés dans les produits cosmétiques conventionnels. On les repère par tous les noms se terminant en “icone” (dimethicone, cetyl dimethicone, methicone, amodimethicone…) ou en “xane”(cyclopentasiloxane, cyclohexasiloxane).

Ces substances apportent aux formules beaucoup de douceur, favorisent un bon étalement du produit. Ils sont fluides, doux, non collants, brillants… En terme de sensorialité, c’est le nec plus ultra… sur le papier.

Dans la « vraie vie », ils ont un effet occlusif et tapissent votre peau d’un film qui l’empêche de respirer. C’est juste du PETROLE… Les huiles ou cires de silicone sont des substances entièrement synthétiques, polluantes et non biodégradables, De plus on retrouve de l’huile de silicone dans certains shampooings, elles auraient tendance à étouffer le cuir chevelu et la peau.

Je n’utilise plus aucun silicone.

Repère conso : Ces substances se retrouvent dans la quasi totalité des produits cosmétiques vendus sur le marché : Shampoings, crèmes visage et corps, gels douches, fonds de teint, déodorants…

Les conservateurs douteux

  • Les parabens 

Dans l’INCI : Methylparaben, Butylparaben, Propylparaben, Ethylparaben. 

Le paraben est une substance souvent présente dans les produits cosmétiques, il est allergisant, polluant, soupçonné d’être cancérigèneMais leurs jumeaux sont de sortie : ce sont les Methylchloroisothiazolinone, Methylisothiazolinone (conservateurs antimicrobiens, les nouveaux « parabens »), extrêmement allergisants.

Je n’utilise aucun produit contenant des parabens.

Repère conso : Ces substances sont souvent présentes dans la plupart des produits conventionnels.

  • Les éthers de glycol (phénosyethanol et mots contenants « glycol »)

Ces conservateurs toxiques passent facilement à travers la peau et présenteraient des risques pour le système reproducteur. Le méthoxyéthanol était utilisé dans les vernis. Une substance à reconnaître et à éviter.

  • Les substances contenant du chlore, de l’iode ou du brome

Ils ont la capacité de traverser, en proportions importantes, la barrière cutanée et seraient soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens.

Triclosan : le plus célèbre, Methylisothiazolinone : à retenir, on le retrouve énormément car c’est un grand remplaçant des parabens alors qu’il est très allergène, Methylchloroisothiazolinone : idem, Chlorphenesin, Chloroxylenol, Iodopropynyl buthylcarbamate, Methyldibromo glutaronitrile

Repère conso : TRICLOSAN : présent dans le dentifrice, dans certains produits de toilette intime, crèmes, déodorant.

  • Les PEG et PPG : tensio-actifs éthoxylés

Les émulsifiants et solvants comme PEG (polyéthylène-glycol) et PPG (polypropylène-glycol) sont des produits d’origine synthétique et ils sont fabriqués à base d’oxyde d’éthylène. Ils existent sous forme de liquide ou de cire. Ces matières ne sont pas biodégradables et leur procédé de fabrication est très polluant. Ils sont soupçonnés d’être cancérigènes.

Repère conso : ils sont présents dans la plupart des produits cosmétiques conventionnels.

  • Les phtalates (INCI diethyl phtalate)

Dans les cosmétiques, ils servent d’agents fixateurs. Leur but étant d’augmenter le pouvoir de pénétration d’un produit sur la peau. Ils agiraient comme des perturbateurs endocriniens

 Repère conso : ils sont présents dans des fonds de teint, des rouges à lèvres, des crèmes pour le visage, des déodorants, des dentifrices et des shampoings.

  • Les libérateurs de formaldehyde (formol)

Ils seraient cancérigènes, et utilisés dans de nombreux produits cosmétiques qui mettent en avant « sans paraben » !

(Formol, Formalin, Formic aldehyde, Paraform, Methanal, Methyl aldehyde, Methylene oxide, Oxymethylene, Oxomethane, DMDM HYDANTOIN, DIAZOLIDINYL UREA, IMIDAZOLIDINYL UREA, METHENAMINE et QUARTERNIUM-15, 5-bromo, 5-nitro-1, 3-dioxane, diazolidynil urea, imidazolidinil urea, Bronopol, 2-broma 2-nitropone-1, 3 Diol, Bronidox, 2-broma 2-nitropone-1,3 diol.)

Repère conso : ils sont présents dans des shampoings, colorations capillaires et de nombreux cosmétiques.

  • Les BHA et BHT (Butylhydroxyanisol et Buthylhydroxytoluène)

Les BHA et BHT sont des antioxydants synthétiques très utilisés en cosmétique en tant que conservateurs pour éviter l’oxydation des huiles ou des graisses présentes dans nos cosmétiques. Ces substances seraient très irritantes pour la peau, et pourraient provoquer des réactions allergiques ainsi que de l’eczéma.

Repère conso : ils se retrouvent dans les cosmétiques tels que le rouge à lèvres, l’ombre à paupières, les anti-cernes et les produits hydratants

  • MEA – DEA – TEA =  Les Monoéthanolamine, Diéthanolamine, Triéthanolamine et Ethanolamine (dérivé Cocamide -DEA)

Utilisés dans les shampoings et gel douche pour les rendre crémeux et donner une bonne texture à la mousse ce sont des liquides toxiques et corrosifs pour la peau. Utilisés au quotidien ils provoquent des réactions allergiques, dessèchent la peau et le cuir chevelu et peuvent créer de l’eczéma et du psoriasis. Sur le long terme ces ingrédients toxiques exposeraient les consommateurs à des risques de cancers.

Repère conso : ils sont présents dans certains savons, shampoing, démêlants, mascara, base de maquillage, fond de teint et écrans solaires chimiques.